Behar - La septième année

La septième année

(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 27, page 183)

Les versets Behar 25, 20 et 21 disent : «Et, si vous vous demandez : que mangerons-nous, pendant la septième année (1), alors que nous n’avons pas planté et nous n’avons pas rassemblé notre récolte ? J’ordonnerai Ma bénédiction pour vous, la sixième année et elle produira sa récolte pour trois années (2)».

Le Saint béni soit-Il demande de cesser totalement le travail de la terre, pendant la septième année, tout au long de celle-ci. Bien entendu, ceux qui ne travaillent pas la terre perdent ainsi les moyens de leur subsistance. En outre, la productivité des champs s’en trouve affaiblie également (3).


C’est la raison pour laquelle le Saint béni soit-Il donne ici une assurance claire. A la veille de l’année de la Chemitta, la production agricole sera meilleure, à la fois quantitativement et qualitativement, au point d’être suffisante pour trois ans. C’est là une bénédiction qui dépasse toutes les lois naturelles et qui transcende toute logique (4).

On peut donner, à ce propos, l’explication suivante. Les six années profanes (5) qui précèdent le «Chabbat pour l’Eternel, correspondent aux six millénaires (6) conduisant au septième celui, tant attendu de la venue du Machia’h. En effet, lorsque l’on considère la perspective de la délivrance imminente, on s'interroge : «Que mangerons-nous, pendant la septième, année (7) ?». Les générations sont sans cesse plus basses et service de D.ieu s’affaiblit, de plus en plus.

Ainsi, la «production agricole» que nous fournissons devient de plus en plus réduite et l’on peut donc réellement s’interroger : «Que mangerons-nous ?». Si notre service de Dieu est si limité, d’où viendra la formidable production agricole de la délivrance ?


C’est donc à ce propos que sont énoncées une assurance claire et une merveilleuse bénédiction. Si l’on sert D.ieu avec abnégation, soumission et sans calcul préalable, le Saint béni soit-Il accorde la bénédiction la plus haute, transcendant toutes les voies de la nature et de la rationalité.


La production agricole de trois années est donc assurée à chacun, une immense élévation spirituelle, qui se déclinera en trois périodes, l’époque du Machia’h (8), la résurrection des morts (9) et le septième millénaire (10). Pour obtenir tout cela, chaque Juif doit agir de toutes ses forces. Dès lors, il est certain que la délivrance viendra.


(1) Celle de la Chemitta, du repos de la terre.

(2) La sixième, la septième et la huitième.

(3) D'où l'inquiétude dont le verset fait état.

(4) Une telle bénédiction n’a pas de justification logique.

(5) Durant lesquelles on travaille la terre.

(6) Nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, disent, en effet, que : «le monde comptera six millénaires».

(7) Par quel mérite aurons-nous accès à la délivrance.

(8) De laquelle nos Sages disent que : «la seule différence entre ce monde et l’époque du Machia’h est la disparition de l’assujettissement aux nations».

(9) Qui introduira une «modification de la création originelle».

(10) Lorsque le monde matériel sera la demeure du Saint béni soit-Il.

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