Chemot - Une brique spirituelle

Une brique spirituelle

(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 6, page 13)

Le verset Chemot 1, 14 dit que : «ils (1) rendirent leur vie amère, par un dur labeur, avec du mortier, des briques et tous les travaux du champ, le travail qu’ils firent âprement». Les Egyptiens impies asservirent les enfants d’Israël et ils leur imposèrent de durs travaux. L’un des aspects fondamentaux de leur servitude, en Egypte, fut la confection de briques, puis la construction de bâtiments, en se servant de ces briques.


L’âpre esclavage qui fut imposé au peuple d’Israël par les Egyptiens avait également une dimension morale, plus profonde. En effet, les enfants d'Israël, quand ils servent Dieu, confectionnent des «briques» (2). Les Egyptiens voulurent donc détourner cette capacité à leur profit, afin de renforcer le domaine du mal et de l’impureté, pour remettre en cause l’édification de la spiritualité (3). C’est pour cette raison qu’en asservissant les enfants d’Israël, ils accordèrent une place particulière à la confection de ces briques (4).


Une brique n’est pas un matériau naturel (5). Elle est fabriquée par les hommes, qui, pour ce faire, mélangent différents éléments afin d’en faire une pâte, qui est ensuite placée dans un moule et celui-ci est cuit dans un four. C’est pendant cette cuisson que la brique durcit et qu’elle reçoit sa forme définitive.


Comme on l’a indiqué, un Juif, par nature, confectionne des briques (6). De ses propres mains, par ses bonnes actions, il pétrit, travaille et prépare les «matières premières» (7), de même que son entourage (8), pour en faire une brique qui trouvera sa place, par la suite, dans la demeure du Saint béni soit-Il.

Car, chaque Mitsva affine l’objet matériel avec lequel elle est mise en pratique. Chaque bonne action prépare le monde à la révélation de la Providence divine (9). C’est de cette façon que l’on ajoute des briques à l’édifice du monde.


Comme dans la confection d’une brique matérielle, une large part de la préparation du monde pour que chacun de ses aspects soit une brique dans la demeure du Saint béni soit-Il consiste à faire disparaître tout ce qui va à l’encontre de la Divinité et à susciter une existence nouvelle, plus forte et plus stable, profondément illuminée par la Vérité de D.ieu (10).

(1) Les Egyptiens.

(2) Avec lesquelles ils bâtissent la demeure du Saint béni soit-Il, dans ce monde.

(3) Et, la remplacer par une place accrue réservée aux forces du mal, dans ce monde.

(4) C'était, pour eux, le moyen de détourner, à leur profit, la vitalité émanant du domaine de la sainteté.

(5) À la différence de la pierre, avec laquelle elle est toujours mise en opposition, dans les commentaires de la ‘Hassidout.

(6) Par chacun de ses accomplissements, dans ce monde.

(7) Les objets matériels au moyen desquels il met en pratique les Mitsvot.

(8) En apportant l'élévation à d’autres personnes.

(9) Qui sera pleinement obtenue avec la venue de notre juste Machia’h.

(10) Cette définition du monde sera effective, après la délivrance véritable et complète.

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