Tazrya

Circoncision

(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 3, page 979)

Le verset Tazrya 12, 3 dit que : «le huitième jour, on circoncira la chair de son prépuce». Le Rambam explique, dans son Michné Torah, lois de la circoncision, chapitre 1, au paragraphe 18, que : «l’on circoncit uniquement un enfant qui n’est atteint d’aucune maladie, car le danger repousse tout (1). En outre, il est possible de circoncire par la suite, alors que l’on ne fera plus jamais revenir l’âme juive qui est partie (2)».


Le Rambam définit, dans ce texte, la raison pour laquelle le nouveau-né qui est circoncis doit être en parfaite santé. Il indique que : «le danger repousse tout». De ce fait, si la circoncision met la vie de l’enfant en danger, il est interdit de la pratiquer, car sa vie prime sur toute autre considération.


Puis, le Rambam énonce également une autre raison pour laquelle la circoncision est retardée : «il est possible de circoncire par la suite». On peut surseoir à une circoncision, sans que la Mitsva soit perdue. En effet, on attendra que le corps de l’enfant se renforce, qu’il soit en mesure de la supporter et, cette circoncision, pratiquée tardivement, aura valeur rétroactive. Elle sera considérée comme si elle avait été faite en son temps (3).

Dans le corps d’un Juif, se trouve une âme divine, qui est pure (4). Le prépuce empêche sa lumière de se répandre (5). En l’ôtant, on donne donc la possibilité à cette lumière de se révéler pleinement. Cependant, la circoncision n’introduit pas cette lumière (6). Elle ne fait que la révéler et la mettre en évidence (7).

C’est la raison pour laquelle il reste toujours possible de se circoncire, même avec du retard. La grande lumière de l’âme divine ne perd jamais cette possibilité de se révéler et d'établir rétroactivement, qu’elle a toujours été présente, au sein de la personnalité.


Un Juif ne peut jamais être détaché de la source de son âme et de son attachement profond au Saint béni soit-Il. En revanche, «on ne fera plus jamais revenir l'âme juive qui est partie» (8), Même si cette âme est cachée et dissimulée, elle est toujours intègre (9). Il suffit donc d'ôter le prépuce qui empêche de la voir (10).

(1) Notamment, en l'occurrence, la nécessité de circoncire à huit jours.

(2) Parce que l’on a mis sa vie en danger, du fait de cette circoncision.

(3) Dès lors qu’il était impossible de la pratiquer au préalable.

(4) Une «parcelle de Divinité céleste véritable» selon l'expression du second chapitre du Tanya.

(5) Dans l'ensemble du corps.

(6) Que l’âme possède deja par elle-même.

(7) Ce qui est impossible tant qu'elle n'a pas été pratiquée.

(8) En pareil cas, sa Lumière est définitivement perdue pour ce monde matériel.

(9) Tant qu'elle conserve la vie.

(10) Ce qu'il est toujours possible de faire ultérieurement.

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