Chemini - Les deux signes de pureté



Les deux signes de pureté

(Discours du Rabbi, Likouteï Si'hot, tome 1, page 222)

Le verset Chemini 11,3 dit : «tous ceux, parmi les animaux, qui ont le sabot fendu, ceux-là, vous les mangerez». La Torah mentionne deux signes, qui, lorsqu’un animal les possède, indiquent que celui-ci est pur (1).


La Torah considère qu’un animal est pur, d’une part, quand il possède un sabot fendu sur toute sa longueur et, d’autre part, quand il rumine, en faisant remonter la nourriture qui est dans son estomac et en la mâchant, encore et encore (2).


Or, il en est de même également pour l’équivalent spirituel de cet animal, l’âme animale que chacun porte en lui. Quand un Juif se consacre à ses besoins (3), il doit d’abord vérifier leur pureté (4). Si ses actions ne possèdent pas les deux signes de pureté, l’homme doit être prudent et se protéger, car il s’agit alors d’un animal impur, d’une animalité indésirable (5).


Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de vérifier que l'animal a le sabot fendu. Ainsi, quand un Juif marche sur le sol (6), quand il pose le pied dans une activité profane et terrestre, il doit, au préalable dresser une barrière claire et évidente, le séparant hermétiquement de la grossièreté du monde (7).


Mais, il faut aussi que cette barrière soit fendue sur toute sa longueur, de haut en bas. En effet, la perception de la Lumière divine doit transpercer la barrière et la traverser, s’introduire dans tous les objets profanes, les pénétrer jusqu’au plus profond d'eux-mêmes (8).


Mais, un second signe est nécessaire également, pour établir la pureté de l’animal. Celui-ci doit ruminer. Avant chaque action, avant de faire un pas en avant au sein de la matérialité, il faut, en effet, examiner la situation encore une fois, «ruminer» et en analyser les différents éléments, encore une fois et encore une autre, se demander si l’on agit comme il convient, de la meilleure façon possible, en conformité avec les enseignements de la Torah, ou bien (9) rechercher les moyens de le faire.


Seul celui qui rumine et qui a le sabot fendu, séparant hermétiquement le sacré du profane et réévaluant systématiquement toutes les actions qu’il accomplit dans le monde, jusqu’à les affiner, est bien un «animal pur», qui agit, dans le monde profane, pour le Nom de D.ieu (10).

(1) Le Rabbi explique, par ailleurs, que l’animal est pur pour des raisons spirituelles, non pas parce qu’il porte ces deux signes. Ceux-ci sont donc, plus précisément, des indications données par D.ieu, qui permettent de déterminer quel animal est pur et quel animal ne l’est pas.

(2) La présence des deux conditions à la fois est nécessaire.

(3) Aux besoins matériel de ce monde, manger, boire, respirer, dormir.

(4) La satisfaction de ces besoins doit être strictement conforme à la Hala’ha et avoir pour objectif le service de D.ieu.

(5) Qu'il doit extirper de sa personnalité.

(6) Sur lequel est posé ce sabot fendu.

(7) Au même titre que le sabot s’interpose, en permanence, entre la patte de l’animal et le sol.

(8) En d’autres termes, la présence du sabot empêche l’homme de s’investir pleinement en la satisfaction des besoins matériels et le fait que ce sabot soit fendu lui permet d'introduire en eux la Lumière du Saint béni soit-Il.

(9) Si ce n’est pas encore le cas.

(10) Et, qui Le sert donc par tout ce qu’il fait.

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